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Archive for the ‘Divers’ Category

Jeu vidéo

Et voila une annonce qui devrait faire parler d’elle :

Cong SA et Sproing Interactive Media GmbH ont annoncé un accord pour le développement d’un jeu vidéo autour de Corto Maltese, dans l’univers des fables de Venise.

Le jeu est annoncé sur Nintendo DS pour l’automne 2010.

On nous annonce une histoire épique, dans la Venise historique, avec des énigmes à résoudre, où une grande attention a été portée aux détails (ca ne coute rien de le dire).

Fable de Venise

Fable de Venise

Les joueurs devraient faire des rencontres avec des personnages uniques et retors, trouver des solutions à des enigmes stimulantes et a des mini jeux genres puzzle, pour trouver  la vérité qui se cache derrière des pierres mystérieuses appelées « clavicules de Salomon ».

D’apres Harald Riegler, (pdg de Sproing),  » Fable de Venise fut le premier choix d’entre toutes les formidables aventures crées par Hugo Pratt. Venise offre une telle force d’accroche visuelle, et est très populaire dans la communauté des joueurs. »

Je me réjouis de voir debarquer Corto dans le monde virtuel, je me suis souvent demandé pourquoi aucun jeu n’avait été réalisé autour de cet univers…

J’attends avec impatience les premiers visuels ou bande annonce.

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Fables de Venise

Fables de Venise - Magnard

Fables de Venise - Magnard

Après un beau livre annoté Autour de Corto en 2007,  puis la version mini de poche de mars 2009 (T25), et la nouvelle édition Casterman T10 de Juin 2009 (qui propose un nouvel éditorial), voilà que devient disponible une version spécialement conçue pour une étude en classe, destinée aux enseignants (Magnard Casterman, collection Classiques et Contemporains).

Ce qui frappe au premier abord, c’est le petit format de l’édition, nous proposant une édition couleur plutôt décevante de cette aventure. Les cases semblent encore plus petites que dans l’édition de poche. Alors certes, pour 6,5 euros, il n’était pas question d’un grand format, mais je m’interroge sur la pertinence d’une édition en couleur, qui de mon point de vue rend moins honneur au coté mystérieux et cabalistique de la fable. Le noir et blanc aurait peut être pu permettre de gagner en qualité pour le même prix…
Mais de toute façon, vu la richesse du choix éditorial actuel autour de cette fable, libre au lecteur de choisir une option plus en ligne avec ses attentes. Notamment la nouvelle édition Casterman, enrichie d’une nouvelle préface prenante de Marco Steiner, avec des photos splendides de Marco D’Anna et même quelques pages inédites d’une esquisse d’une histoire de Corto.

fable-de-venise - versoPassé la déception du coté bon marché cette l’édition “classiques et contemporains”, c’est avec plaisir que l’on découvre les après textes. Ceux ci sont bien construits et posent des questions pertinentes. Les à-cotés sous formes de zoom, repère ou à savoir complètent agréablement l’édition.
Ces douze pages d’après texte renseignent ou interrogent sur  des thèmes aussi vastes que Venise, l’ésotérisme, la commedia dell arte, les fables, ou qui s’attardent sur des points plus techniques, tel que la construction du dialogue et le temps du récit… Un beau matériel pédagogique, qui ne prétend pas donner autant de références et clefs que l’ouvrage Autour de Corto de 2007, mais qui met en lumière et en relief les passages et notions les plus remarquables.
Seul petit bémol, l’inadéquation entre ce matériel pédagogique plutôt exigeant, et les explications de vocabulaires de la BD, pourtant accessible (explication de certains mots comme “profane” ou “grâce”…).
Le livret du professeur, lui aussi de Philippe Tomblaine, apporte des documentations supplémentaires sur Venise, son histoire et l’univers du marin. Et évidement des réponses assez fouillées aux questions des après-textes.

Mais le vrai événement de cette édition, c’est que la bande dessinée fait son entrée dans les classiques de la littérature française dans les salles de classe, grâce à ce genre de matériel. “Cette année, après Molière, on étudiera Pratt…” Bien sur en faisant l’hypothèse que les programmes académiques proposent cette option.
Donc une petite édition de poche qui, sans en avoir l’air, marque un grand tournant dans l’approche de la bande dessinée et sa place dans la littérature. On touche de manière réelle et objective au concept de littérature dessine chère à Hugo Pratt.

Couvertures des fables de Venise

Couvertures des fables de Venise

Extraits du livre à feuilleter

livret du professeur- Table des matières Fables de Venise - Table des matières après textes Fables de Venise - extraits

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Pandora - Nerval (Folio poche)

Pandora, Nerval (Folio poche)

Pandora

Comme on pouvait s’y attendre, le titre m’a attiré des que je l’ai vu…
Il s’agit d’une nouvelle de Gérard de Nerval de 1853.
Je n’y ai cependant vu que peu de correspondances entre l’héroïne de Nerval, et la timide Pandora Groovesnore.

D’une manière plus marquée que chez Pratt, la confusion entre le réel et l’imaginaire est totale chez Nerval.

Début de l’œuvre

Vous l’avez tous connue, ô mes amis ! la belle Pandora du théâtre de Vienne.
Elle vous a laissé sans doute, ainsi qu’à moi-même, de cruels et doux souvenirs !

Fin de l’œuvre

Je n’ai revu la Pandora que l’année suivante, dans une froide capitale du Nord. Sa voiture s’arrêta tout à coup au milieu de la grande place. Te voila encore, enchanteresse, m’écriai-je, et la boîte fatale qu’en as-tu fait ?.. Où as tu caché le feu du ciel que tu dérobas à Jupiter ? Je ne voulus pas répondre ô Jupiter ! quand finira mon supplice


La nostalgie des dragons

Démosthène Kourtovik nous donne une explication dans ce livre un peu brouillon (éditions Actes Sud 2004) de la tradition du bijou ornant une oreille des navigateurs :

« La boucle d’oreille des marins est l’obole pour Charon que les Anciens Grecs mettaient dans la bouche du défunt. »

Un livre un peu brouillon, qui nous emmène aux quatre coins de l’Europe, où les rebondissements tombent un peu à plat. On est assez loin de la prétendue filiation d’Umberco Eco…

Le papyrus de Venise

François Darnaudet, au travers de ce roman au long cours, dans la tradition des romans d’aventures, nous emmène dans une Venise mystérieuse (editions Nestiveqnen, 2006)

Le papyrus de Venise, François Darnaudet
Le papyrus de Venise,
François Darnaudet

Ces cheminements dans cette ville se font en suivant les ballades de Corto, au travers du guide de Fuga & Vianello, qui est cité à maintes reprises.

Pour ceux qui ont apprécié le guide et/ou on eut l’occassion de se rendre à Venise, une des scènes se déroule près de la porte céleste, un des lieux les plus magique de la cité des doges pour moi.

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Chez Colette ce week-end on pouvait trouver la dernière édition des Celtiques de Hugo Pratt, chez Casterman (ISBN 978-2-203-02446-5).celtiques-01

Au programme, une toute nouvelle préface et quatre histoires de Corto en couleurs.

La préface de Marco Steiner raconte des belles fables et contes irlandaises, qui me touchent d’autant plus que je me suis déjà rendu dans la plupart des lieux évoquées lors de différent voyages (collines de Tara, tumulus de Newgrange, iles d’Aran…).

Le tout est magnifiquement illustré de superbes photos de Marco D’Anna, photographe qui avait déjà prêté son œil à l’univers de Pratt, notamment via une expo sur l’Éthiopie en 2007 (TEFF – Lausanne).

Les quatre histoires de Corto sont les désormais classiques des Celtiques:

  • Concert en O’ mineur pour harpe et nitroglycérine.
  • Songe d’un matin d’hiver.
  • Côtes de Nuits et roses de Picardie.
  • Burlesque entre Zuydcoote et Bray-Dunes.

A noter donc que ni l’ange à la fenêtre d’Orient, ni Sous le drapeau de l’argent font partie de cette édition. Et que les deux dernières histoires sont publiées dans l’ordre originel.

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Chronologie des éditions précédentes, d’après wikipedia

  • 1975, L’Ange à la fenêtre d’Orient, édition couleurs en album cartonné comprenant le 1e épisode.
  • 1980, Les Celtiques, édition noir et blanc en album broché des 6 épisodes.
  • Dans cette édition les 2 derniers épisodes ont été malencontreusement inversés.

  • 981, Les Celtiques, édition couleurs en grand format carré de 3 épisodes.
  • Avec des aquarelles de Hugo Pratt et en supplément : Le Rêve celtique de Hugo Pratt.

  • 1989, Les Celtiques, édition noir et blanc en format poche dans la collection « J’ai lu BD » des 6 épisodes.
  • Dans cette édition, les 2 derniers épisodes sont dans le bon ordre chronologique.

  • 2002, La Lagune des mystères, édition reliée en couleurs, avec des documents et aquarelles de Hugo Pratt, des 2 premiers épisodes : L’Ange à la fenêtre d’Orient – Sous le drapeau de l’argent.
  • 2003, Les Celtiques, édition reliée en couleurs, avec des documents et aquarelles de Hugo Pratt, des 4 derniers épisodes.
  • 2001, Les Celtiques, réédition brochée en noir et blanc des 6 épisodes.
  • 2007 – 2008, éditions couleurs de petit format (14 X 21)
    • Tome 14 : L’Ange à la fenêtre d’Orient.
    • Tome 15 : Sous le drapeau de l’argent.
    • Tome 16 : Concert en O’ mineur pour harpe et nitroglycérine.
    • Tome 17 : Songe d’un matin d’hiver.
    • Tome 18 : Côtes de Nuits et roses de Picardie.
    • Tome 19 : Burlesque entre Zuydcoote et Bray-Dunes.
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Illustration à titre d’exemple des pages intérieures.

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Un grand buzz autour de Corto sur la blogosphère : la vitrine de Colette de cette semaine, dédiée au marin romantique.

Voila ce qu’on pouvait voir ce week-end-end à Paris, rue St Honoré :

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http://www.colette.fr/#/page/4514/hugo-pratt-for-corto-maltese/

A l’intérieur du concept store bondé, on trouve deux simples portants, un pour des  TShirt, et l’autre (à l’étage) pour des cabans, le tout baigné dans une ambiance branchouille, sous de la musique techno et des spots blafards, bien loin de l’idée que je me fais de l’univers onirique du marin.

  • Les tshirt reprennent les illustrations des couvertures des nouvelles éditions Casterman (la jeunesse, les éthiopiques et les celtiques). 99 euros quand même.
  • Les vestes et cabans se déclinent en gris et bleu, long et court. De mon point de vue, ils ressemblent plus à des déguisement qu’à des vêtements portables tous les jours .
  • Un article intéressant cependant, celui du musée de la marine, qui donne à imaginer d’autres éléments de cette collection Hugo Pratt for Corto Maltese : http://www.musee-marine.fr/blog/?p=2162

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  • Petite anecdote, les cintres sur lesquels reposent les vestes sont décorés d’un morceau de toile, rappelant celles de l’atelier Blondeau.
  • La montre Swatch Corto est aussi proposée à la vente, rien de neuf, c’est celle qui est sortie en 2007 (voir le post précédent).
  • La casquette de la vitrine, elle, n’est pas en vente.
  • La  bonne nouvelle reste la ventes des  albums de Corto, dans la nouvelle édition de Casterman, avec de belles couvertures et des superbes préfaces inédites, illustrées par des photos très graphiques de Marco D’Anna (voir l’expo TEFF).

En résumé, du vent, quelques manteaux moches que je n’ai pas goutés, beaucoup de bruits et peu de contenu original…

updated on  June 3rd, 2009 – Changes in green.

Quelques commentaires de plus sur ce que j’avais appelé un non-événement.

Bien sur que voir Corto dans une vitrine d’un des plus grand concept store d’Europe est un événement majeur. Cet événement permet de donner de la visibilité sur l’univers du marin,  de le faire connaitre à encore plus de monde, et de démontrer -si besoin était- que ce personnage est reconnu pour sa « polyvalence ».

Ce qui m’a déplût dans cet événement, c’est d’associer un gros buzz mediatique à finalement tres peu de nouveau contenu. Je me suis rendu dans ce concept store, et j’ai regretté d’avoir fait le déplacement jusque là, pour voir essentiellement des vêtements qui ne sont pas à mon gout, dans une ambiance qui l’est encore moins...

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la connexion argentine

Petite digression sur ce site A l’occasion de l’exposition sur Alberto Breccia organisée par la galerie Martel de Paris, j’ai retrouvé un exemplaire de la revue Beaux-Arts n°185 d’Octobre 1999.

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Ce magazine a consacré un article à la « connexion argentine », offrant un regard croisé sur les œuvres d’Hugo Pratt & d’Alberto Breccia.

Appareillage immédiat pour l’ailleurs à travers les nouvelles éditions de deux maitres latins de la BD. Par Vincent Bernière.

Des aventures de graphite et d’aquarelle d’Hugo Pratt aux traits expressionnistes d’Alberto Breccia, se profile la complicité de deux maîtres latins de la bande dessinée.

Où comment un article vieux de presque dix ans se retrouve au cœur de l’actualité !
Finalement le face à face est assez pauvre, on y apprend peu de choses, mais l’article donne envie d’aller voir l’exposition de Breccia à Paris … en plus de celle de Pratt à Cherbourg.

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